Le Code de la construction et de l’habitation réglemente l’obligation du vendeur d’un bien immobilier bâti, à procurer aux acheteurs ou aux locataires un dossier de diagnostic immobilier. Aussi, les types de diagnostics immobiliers sont multiples, parmi lesquels certains sont obligatoires, selon des conditions définis par la loi. Effectuer un diagnostic immobilier permet aux futurs occupants de mieux connaître les détails techniques du bien immobilier, pour ne pas être induit en erreur. Au-delà de la simple fonction informative, le diagnostic permet également de prévenir les dangers que peuvent provoquer certaines anomalies du logement, sachant que le vendeur n’a pas l’obligation de faire des réparations, peu importe les résultats du diagnostic. De même, sans le diagnostic, le prix de vente ou de location du bien immobilier peut être inapproprié.
Il existe à ce jour huit types de diagnostics immobiliers obligatoires. Ils ne sont cependant réellement obligatoires que dans certaines conditions définies par l’année et le lieu de construction. Les diagnostics obligatoires lors d’une vente sont : le diagnostic plomb (pour les immeubles datant d’avant 1949), le diagnostic amiante (permis de construire datant d’avant juillet 1997), le diagnostic électricité (installation électrique de plus de 15 ans), le diagnostic termites (dans une zone déclarée infestée), le diagnostic de performance énergétique (toute la France), le diagnostic gaz (installation individuelle de plus de 15 ans) et le diagnostic état des risques naturels et technologiques (zone à risque). En cas de location, les obligations sont les diagnostics : risques naturels et technologiques, plomb et performance énergétique, selon les mêmes conditions que pour une vente.