(broker-cfd.fr) Les données positives françaises et allemandes ont aidées l’EUR USD a inversé sa tendance baissière. Toutefois, les inquiétudes demeurent élevés, l’Espagne pourrait être contrainte de demander un plan de sauvetage international, alors que la récession, la crise bancaire et les coûts d’emprunt élevés pèsent lourdement sur l’économie. Aux États-Unis, les ventes de maisons ont fortement baissées, ce qui soulève des préoccupations au sujet de la reprise américaine .
Sentiment du marché des changes pour l’EUR / USD
Les communiqués allemands et français impressionnent les marchés : les indicateurs économiques positifs hors de l’Allemagne et de la France ont données aux marchés de quoi se réjouir pour un changement. Les dépenses des consommateurs français ont augmentés de 0,6 %, dépassant les prévisions de marché de 0,3 %. Le taux de chômage allemand a légèrement diminué, passant de 6,8 % à 6,7 %. Les ventes au détail allemandes ont augmentés de 0,6 %, battant facilement l’estimation de 0,1%. Ce fut particulièrement une bonne nouvelle après plusieurs communiqués allemands qui ont soulevé des préoccupations concernant l’économie allemande. Sur le forex, l’EUR / USD est remonté au-dessus du 1.24, à la suite des communiqués.
L’Espagne se rapproche d’un sauvetage : les fonctionnaires espagnols nient la nécessité d’un plan de sauvetage, mais les marchés n’achètent pas. Les rendements obligataires espagnols sont à 6,7 % – un niveau insoutenable. L’injection annoncée de 19 milliards d’euros pour Bankia (beaucoup plus que ce qui avait été annoncé deux semaines plus tôt) et la perte de l’accès au marché des banques et des régions (comme la Catalogne), signifie plus de pression sur le gouvernement. Plus tôt dans la semaine, l’agence de notation Egan-Jones avait dégradé la note de crédit de l’Espagne pour la troisième fois ce mois-ci.
Les banques grecques obtiennent 18 milliards de sauvetage d’euro : L »EFSF a finalement transféré de l’argent vers les plus grandes banques de Grèce pour les aider. Ceci est censé créer une stabilité dans le secteur bancaire et de stopper les retraits de l’argent liquide des banques. Les doutes persistes, car l’incertitude ne se résorbera pas avant les élections dans trois semaines.
Le scrutin grecque fait l’éloge des parties du pro-renflouement : une oscillation vers des parties du pro-renflouement dans les derniers scrutins a aidé l’euro. La Grèce a imposé une interdiction aux scrutins pendant deux semaines avant les élections.
Les plans d’urgence pour la sortie de la Grèce de la zone euro : Lors du récent Sommet de l’UE, les dirigeants ont déclaré qu’ils veulent que la Grèce reste dans la Zone Euro. Malgré cette noble rhétorique, des plans d’urgence sont en oeuvres par les banques centrales, les grandes banques et partout ailleurs. Les banques françaises sont les plus exposées à la dette grecque et plusieurs d’entre elles, notamment le Crédit Agricole, BNP Paribas et la Société Générale ont élaborés des plans pour la sortie de la Grèce de la zone euro.
L’Italie supporte les Eurobonds : le Premier ministre italien Mario Monti a surpris les marchés avec son endossement d’euro-obligations communes pour aider à résoudre la crise financière. L’Italie a besoin des euros-obligations afin de réduire ses coûts de financement. Monti a rejoint le président français Hollande contre l’Allemagne sur cette question. L’Allemagne est de plus en plus isolée en Europe, elle est contre les euro-obligations qu’elle considère comme un bouche-trou pour les membres les plus faibles qui veulent passer outre les mesures d’austérité.
Les données aux USA demeurent un mélange : la situation des USA demeure un faire-valoir aux événements européens. Les demandes d’emplois sont stables à environ 383K et les ventes de maisons étaient au-dessus des prévisions du marché. Si la faiblesse des commandes de biens durables et la confiance des consommateurs décevante n’étaient pas cause de souci, les chiffres des ventes de logements en attente devrait l’être. L’indicateur est descendu à 5,5 %, au plus bas depuis mai dernier.
